Emeneya Mubiala, alias KING KESTER EMENEYA, est né en 1956 à Léopoldville, alors capitale administrative du Congo Belge, aujourd'hui devenu Kinshasa, capitale de la R.D.C. Son parcours est celui d'un brillant élève qui n'avait de passion que pour la musique, celle de l'église d'abord, où il a appris le chant et l'harmonie, avant de s'attaquer à un répertoire nettement plus profane.
C'est avec Les Anges Noirs, un orchestre universitaire, qu'Emeneya prend déjà le parti de créer une musique à sa propre image. Alors qu'il est inscrit à l'université de Lubumbashi pour des études en Sciences Politiques et Administratives, le jeune homme (qui se fait alors appeler Jo Kester) s'impose déjà en parfait leader.
Sa rencontre avec Papa Wemba, en 1977, précipite sa décision d'arrêter ses études pour se consacrer exclusivement à la musique. Jusqu'en 1982, il est l'un des "porte-drapeaux" du groupe VIVA LA MUSICA avec qui il enregistre une quinzaine d'albums. Depuis, même si leurs chemins ont divergé, l'estime mutuelle que se portent Papa Wemba et Emeneya (devenu entre temps King Kester) reste intacte.
L'orchestre VICTORIA ELEÏSON, qu'il fonde en 1982, demeure l'un des laboratoires de premier choix, et l'une des rampes de lancement des nouveaux talents de la musique congolaise. Pour Emeneya, innover ce n'est pas simplement utiliser de nouvelles technologies, c'est aussi savoir valoriser la tradition. Il est celui qui a réintégré les cuivres : en effet les normes de la rumba zaïroise, imposées par les grands Franco, Rochereau, Kallé, ont volé en éclats à l'apparition des "jeunes loups", Viva La Musica, Zaïko Langa Langa (etc.), qui les ont remplacés par de l'animation, du chant, des cris. Mais à Kin, une partie du public ne s'y retrouve plus avec ce style new look. Le génie d'Emeneya est de réintroduire une section de cuivres, pour la tradition, et en même temps de moderniser le son même de cette rumba en utilisant le synthétiseur (qu'il est le premier à intégrer dans la musique congolaise). Sa créativité et son audace lui assurent un indiscutable ascendant sur la plupart des artistes de sa génération. C'est cela qui lui a valu le surnom de "King".
Référence pour les uns, modèle pour les autres, ses qualités de chanteur, auteur-compositeur, "show-man", lui confèrent un statut qui va bien au-delà de la scène kinoise. Créateur prolixe et infatigable, KING KESTER se produit aux quatre coins de la planète en tête de son VICTORIA ELEÏSON, s'imposant comme l'un des trois plus gros vendeurs de la musique congolaise moderne. En France, le ZENITH de Paris les accueillait en octobre 2001, et L'OLYMPIA en avril 2002.
Voici en cadeau de bienvenue, quelque video d'un concert de papa wemba et viva la musica à l'époque des djo kes , bipoli , dyndo yogo.................
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Ngonda(Kester Emeneya)
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Beloti(Esperant)
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Naya(Kester Emeneya)